En fonction de l'inspiration du jour et de la disponibilité d'un WiFi, le carnet de route ma grande vadrouille du Pacifique aux Rocheuses Canadiennes et Américaines.
jeudi 8 septembre 2011
Dernière journée à Olympic NP, WA
Dernière journée dans cette nature somptueuse du Olympic NP dans le Washington. Première halte à Hoh Rain Forest. Je passe 3 ou 4 heures à parcourir tous les sentiers. Extraordinaire. Les cèdres font ici 65 mètres de haut en moyenne avec des spécimens géants à presque 100 m. C'est une véritable cathédrale végétale que l'on explore qui, au passage, rend presque dérisoires tous les sanctuaires ériges par l'homme, église, mosquée, temple sont ridicules par la taille et suroit par leur âge de 10 ou 20 siècles. Cette forêt pluviale est aussi vieille que la Terre ou du moins que la vie végétale, c-à-d des millions de siècles... Lumière de rêve... Photographie presque impossible, hélas, ou plutôt tant mieux. J'espère réussir à garder au fond de moi un peu de cette lumière et de cette paix de la forêt du Washington, pour les jours maussades à Paris.
Tout le temps je pense à Pandora, la superbe planète-jungle inventée par James Cameron pour son film Avatar. Après avoir vu ces labyrinthes végétaux, je crois pouvoir dire que Cameron n'a pas inventé grand chose en réalité, tout est là : arbres géants, mousses, ruisseaux transparent avec des algues vert fluo, fougères qui créent une mini-forêt dans la grande... Une question me hante : à quelle distance de la Terre, en année-lumières, retrouve-t-on un monde d'une tel richesse. Imaginons un instant que la prochaine planète comparable se situe à 25'000 année-lumières. Il faudrait dans ce cas des dizaines de siècles pour y parvenir (même en tenant compte de ma relativité). Je me dis que la connaissance explicite de ce chiffre pourrait éventuellement être utile pour quantifier la rareté et donc le caractère inimaginablement précieux de cet héritage que notre génération dilapide.
Retour sur les plages, là encore plus somptueuses que jamais. A Ruby Beach, la brume et le soleil crée un véritable tsunami de lumière. Enivrant ! Et la houle énorme gronde sur des kilomètres et vient se fracasser contre des monolithes dont la base s'estompe dans la brume. Naïvement, on pourrait penser que la taille de l'océan ne se perçoit pas. Erreur ! On perçoit, physiquement, par le vent puissant et continu, le grondement énorme de la houle, la lumière qui diffuse dans la brume qu'ici commence, ou se termine si l'on préfère, la demi-planète Océan Pacifique. Rien à voir avec la Manche ou la Méditerranée.
Hélas, le camping au bord du lac Quinault où je comptais camper est complet, et pour cause le cadre, entre forêt et lac, est magnifique. Je me rabats sur un motel in the middle of nowhere. Ce soir, je ne sais même pas ou je suis, sinon que Seattle ou est à moins de 3 heures et ça me suffit.
- Posted using BlogPress from my iPad
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
J'adore décidement la poésie du physicien au milieu de la fôret ...un petit calcul de distance d'années lumières entre deux ....:-)...25000 années lumières ou 50 000, ca changerait pas grand chose, et la probabilité reste très importante pour que ta planète mythique ne soit plus que lumière ...juste pour éclairer tes feux de camps in the middle of everywhere ...c'est dejà pas si mal :-) ...c'est aussi ça la magie de Pandorra...un rêve qu'on peut surtout toucher ici dans la forêt du washington et dans bien d'autres jungles vegetales,minerales ou même urbaines ...:-) ...Profites de tes derniers jours et bon retour ...
RépondreSupprimerPs. Je prepare un petit post pour te retour ...sur le café philo de mercredi dernier ...beaucoup moins exhaustif que te le tiens ...je vais retenir plutot les reflexions qu'il m'a inspiré (...je sais, je sais...les femmes et leur subjectivité ...incurable :-))...mais le thème devrait t'interesser "Qu'est ce qu'un droit, qu'est ce qu'un privilège" ...moi j'ai traduit par qu'est ce je rajouterai aujourd'hui dans une déclaration universelle des droits d'homme (...très modestement :-))).
Bien sûr, tu as raison, Pandora c'est ici sur la Terre. Disons qu'ici dans le Washington on constate visuellement la source d'inspiration de Cameron. Je lirai ton compte-rendu, le sujet est intéressant effectivement.
RépondreSupprimer