En fonction de l'inspiration du jour et de la disponibilité d'un WiFi, le carnet de route ma grande vadrouille du Pacifique aux Rocheuses Canadiennes et Américaines.
samedi 3 septembre 2011
Plages et forêts de l'Oregon North Coast
Bon, l'improvisation ça marche bien à la campagne, mais en ville c'est une autre paire de manches. Arrivée sur Portland stressante. Les hôtels sont pleins et les parkings en centre ville hors,de,prix... J'aurais du l'organiser un peu car ici à Portland, c'est plus l'Oasis Motel. C'est une ville avec un trafic infernal, des rues étroites et pas de parking gratuits. Tiens, voilà une bonne réadaptation pour Paris. Ça m'apprendra pour Seattle dans quelques jours.
Pourtant la journée a été, une fois de plus, riche en émotions et en découvertes. De bon matin, j'explore le petit port de pêche de Newport, dont le front de mer est partiellement réaménager en promenade avec de jolies terrasses de café. Cris de mouettes, brise iodée et odeurs de poisson frais. Tout sent l'océan. Ciel bleu jusqu'à l'horizon durant tout la journée, par contre un vent froid venu de l'Alaska souffle en continu.
Naïvement, je pense rejoindre Portland en 3 ou 4 heures par la 101 North. Le problème cette fois n'est plus la distance, modeste (200km), mais les paysages tellement fabuleux que je suis obligé de s'arrêter toutes les 5 minutes. La côte est tout simplement somptueuse avec des plages infinies, des marais et des rochers énormes dans l'océan. Sans doute une des plus belle côte du monde. Le problème c'est qu'apres un moment on manque de superlatifs ! Et il y a aussi la forêt. La aussi, la plus belle que j'ai jamais vue sans doute, des arbres de 30 ou 40 mètres, un sous-bois dense avec des fougères et les fameux arbres à barbe. Là aussi, comme à Vancouver Island, c'est vraiment Pandora, pas besoin d'aller sur une autre planète. Et l'odeur est si délicieuse qu'on n'a plus envie de sortir de ce coin de paradis. Mais ces paroles sont futiles, cette forêt de l'Oregon, il faut vraiment la voir, la sentir et l'entendre. Je me dis que si j'étais peintre mon objectif dans la vie serait de peindre cette forêt superlative, à la manière des impressionnistes. Surexcité, je prends frénétiquement des dizaines de photos, mais rien n'y fait, ce n'est même pas une pâle copie de la réalité. Il manque la lumière tamisée, l'odeur de l'humus, l'énormité des frondaisons, le bruit du ruisseau, le vert sombre des fougères, l'explosion de la vie végétale... Une idée me vient : organiser un jour une de deux ou trois semaines dans cet endroit.
En retournant à la voiture, j'éprouve le sentiment bizarre de quitter un sanctuaire ou un temple dédié à je ne sais quelle divinité généreuse, fragile, exubérante et calme tout à la fois. Qu'on se le dise, le.paradis sur Terre n'est sans doute pas très loin des forêt de l'ouest de l'Oregon.
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